| |
Zsa Zsa Brinzwiska (1937...)  |
|
|
|
|
• biographie
« Je suis née dans l'est de la France, par hasard, car issue d'une famille tzigane. Élevée par mes grands-parents, oncles et tantes, tous musiciens. Très tôt je suis confrontée à la différence, mais pas à l'école où tous les enfants de la famille sont scolarisés. Ainsi en a décidé mon arrière-grand-père. Toujours première en rédaction et dernière en orthographe, j'écris sur le plus petit morceau de papier. La poésie spontanée est très prisée chez nous, je ne m'en prive pas et déclame mes vers aux veillées. L'occupation allemande nous privera de 153 de nos parents ; mes proches et moi échapperons aux crématoires. Cependant je fus une petite fille heureuse, une adolescente combative, une jeune femme revendicative et engagée. La musique et l'écriture, la composition m'aideront à traverser bien des épreuves. La venue de mon fils effacera les mauvais jours. J'ai arrêté ma roulotte en Haute-Marne, pays de bois, de sources, où les ombres des arbres séculaires protègent les caches des Fées et des Bons Esprits. Un jour le vent y dispersera mes cendres, j'y trouverai le grand repos ».
Zsa Zsa est un personnage étonnant, une femme exceptionnelle qui a su affronter des événements terribles et relever la tête ensuite, tout en gardant sa générosité et son altruisme. Elle a su s’opposer à sa culture pour être une femme libre mais aussi la garder pour y puiser ses repères de vie, sa morale humaniste, la richesse et l’originalité de ses créations artistiques.
L’œuvre de Zsa Zsa puise à la source de ses origines Tziganes. Elle témoigne d’une culture difficilement accessible à ceux qui ne font pas partie de cette communauté. Zsa Zsa est une conteuse chanteuse et une auteur-compositeur-interprète unique puisqu’elle est certainement la seule capable de chanter en français et en plusieurs dialectes dont le Zingari. Avec le parrain de sa mère, à Montreuil sous bois elle a formé, voici cinquante ans, un groupe musical « Couleurs Tziganes » qui perdure en Haute-Marne aujourd’hui. Son compagnon, accordéoniste, la soutient dans tous ses projets. La culture tzigane est avant tout orale. Grâce à Zsa Zsa qui a franchi le gouffre entre le récit des veillées et l’écrit, cette richesse de poésie, de contes, de scènes de vie quotidienne mais aussi de meurtrissures béantes, est accessible à tous ses lecteurs.
Haut de page
• Ouvrages à paraître :
Un Chalit pour six et une Mémoire pour tous :
Des témoignages d'anciens déportés du quart nord-est. Certains sont nos voisins, des héros ignorés et humbles, des hommes et des femmes qui sont arrivés à "vider" leur coeur et à raconter leur calvaire.
Les Petites Cuillères :
Une jeune fille de quinze ans, Gisèle Ackermann, raconte comment elle a vécu la guerre 14-18, dans son Alsace déchirée entre Allemagne et France. Elle a soigné les soldats des deux pays avec les mêmes élans de fraternité.
Haut de page
Liste de ses oeuvres :
Verger aux Mirabelles (Le)
Simplement Vôtre
Pêle-Mêle de Portaits
Mais qui es-tu Tzigane ?
En Mémoire d'Eux
Dix Enfances d'Ecrivaines en Champagne-Ardenne
|
|
|
| |
|
|